LES KYSTES OVARIENS
Cours

Examens complémentaires

Echographie pelvienne

C'est le premier examen complémentaire à réaliser. Elle doit être effectuée par un opérateur compétent avec un appareillage adapté. Réalisé par voie abdominale puis endovaginale.

Cet examen doit préciser :

  • côté du kyste, l'uni ou la bilatéralité

  • taille du kyste,

  • forme ovalaire ou ronde

  • échogénicité (anéchogène, discrètement échogène, homogène ou hétérogène),

  • caractéristiques de la paroi (épaisseur, régularité),

  • existence de cloison(s) (en précisant l'épaisseur, et la régularité),

  • existence de végétations intra ou extra-kystique (en précisant la taille et la situation),

  • description de l'ovaire controlatéral

  • présence d'un épanchement dans le cul de sac de Douglas et son abondance.

  • Description de l'utérus et de l'endomètre.

Au terme de cet examen l'échographiste doit préciser s'il s'agit plutôt d'un kyste fonctionnel ou organique. Il doit exclure la malignité.

Les signes orientant vers un kyste fonctionnel :

Devant une formation liquidienne pure qui apparaît comme une image arrondie uniloculaire de taille supérieure à 3 cm, à paroi fine et régulière, homogène sans cloisons ni végétations et totalement anechogène avec un net renforcement postérieur. L'échographie ne permet pas d'affirmer sa nature fonctionnelle. Il faut recommencer l'examen à distance, et un kyste persistant est plutôt organique en effet 70 % des kystes fonctionnels régressent spontanément en 6 semaines et 90 % en 3 mois

Les signes évoquant la malignité :

L'existence d'une ou de plusieurs végétations, un aspect complexe, l'ascite et la bilatéralité sont des arguments évocateurs de malignité. La composante solide très importante.

Le Doppler

Une étude Doppler doit compléter l'étude morphologique. Il permet de donner la cartographie de la vascularisation (périphérique en cas de kystes fonctionnels, centrale en cas de kystes organiques), en précisant l'existence d'une vascularisation des cloisons et surtout des végétations. Il faut mesurer la résistance des vaisseaux ovariens comme des vaisseaux intra-tumoraux (abaissée en cas de lésion néoplasique).

Les explorations radiologiques

Le scanner pelvien et surtout l'IRM peuvent être un complément du bilan pour rattacher la lésion à l'ovaire et précise ses rapports avec les organes de voisinage. Ces examens sont utiles lorsque l'échographie ne peut pas fournir une exploration complète / kyste volumineux. L'analyse sémiologique est superposable à celle de l'échographie : biométrie, uni ou bilatéralité, contenu, présence de cloisons ou de végétations, aspect après injection. L'IRM fournit également des informations sur le péritoine (nodules), l'épilpoon, les aires ganglionnaires.

Le dosage du CA 125 est également utile

Le dosage du CA 125 est demandé pour aider dans la distinction kyste bénin / cancer. Devant une tumeur organique, Sa sensibilité est de 95 % et sa spécificité de 60 % pour le diagnostic de cancer (N < 30 UI/ml).

Cet examen présente de nombreux faux positifs, en particulier chez les femmes en période d'activité génitale: endométriose et pathologies extragenitale.

Une élévation du CA 125 après la ménopause est un argument fort pour la malignité.

Le premier bilan est toujours clinique et échographique (+/- CA125).

Coelioscopie diagnostic

Diagnostic de la nature du kyste

Exploration complète du péritoine et de la cavité abdominale pour éliminer les signes de malignité (végétations exokystiques, ascite, adhérences).

Faire la part entre un kyste fonctionnel et un kyste organique bénin

Juger la faisabilité d'un geste thérapeutique coeliochirurgical.

Autres examens

dans le cadre d'un bilan préopératoire : GS RH, RAI, urée, glycémie, radiographie du thorax, ECG.

Formes cliniquesExamen clinique
AccueilRéalisé avec SCENARI